Bourguignon-Lès-Morey : patrimoine culturel et traces archéologiques
Hébergements à Bourguignon-Lès-Morey
À Bourguignon-Lès-Morey, plusieurs strates temporelles révèlent l’histoire du lieu : les « mûrgers » témoignent de l’ancien parcellaire des vignobles, tandis que le camp néolithique de la Montagne de la Roche témoigne d’une occupation préhistorique entrecoupée de longues périodes d’abandon. À la Maison du Patrimoine, les fouilles sont à l’honneur ; Saint-Martin associe une reconstruction au XIXe siècle à un décor néogothique. Il en ressort différents points de vue, entre paysage culturel, archéologie et architecture religieuse.
Paysage et lien avec la nature
Les nombreux « mûrgers » dessinent l’ancien parcellaire des vignobles. C’est leur agencement qui importe : l’accent est mis sur l’ancienne division des terres, et non sur un monument isolé. À l’histoire du site archéologique et de l’église s’ajoute ainsi une approche culturelle des parcelles viticoles. Si l’évolution des paysages culturels vous intéresse, cette configuration constitue un thème à part entière.
La ZNIEFF « Forêts et pelouses de la Montagne de la Roche-Morey » englobe également Bourguignon-Lès-Morey. Les données officielles de l’inventaire ont été mises à jour en 2013–2014. Le lieu bénéficie ainsi, en plus de ses thèmes historiques et culturels, d’une caractérisation de son environnement naturel.
Chronologie archéologique
Le camp néolithique de la Montagne de la Roche est un site archéologique comprenant des ruines et des vestiges. Un rempart de 480 mètres de long est associé à un habitat fortifié du Néolithique. L’occupation s’étend de 4200 à 200 av. J.-C. ; de longues périodes d’abandon du site se sont intercalées. Cette période ne correspond donc pas à une occupation continue. Le rempart, le lien avec l’habitat et les périodes d’interruption se complètent : ils associent un vestige bâti concret à sa chronologie et à l’alternance entre occupation et abandon. Pour les voyageurs qui s’intéressent à l’archéologie, cette combinaison de vestiges et de chronologie constitue un thème central.
Des fouilles présentées à la Maison du Patrimoine
La Maison du Patrimoine présente des maquettes, des panneaux explicatifs et des objets issus des fouilles. Une exposition est consacrée aux fouilles menées vers la fin du XXe siècle. La Maison organise également, à intervalles réguliers, une exposition thématique ; les sujets et les dates varient. Si vous souhaitez prévoir une visite de cette exposition complémentaire, vérifiez au préalable si elle a lieu et à quelle date. Il convient de distinguer deux périodes : les dates d’occupation du camp concernent la préhistoire, tandis que la mention de la fin du XXe siècle se rapporte aux fouilles.
Saint-Martin : reconstruction et style
L’église Saint-Martin a été reconstruite au XIXe siècle sur les ruines de l’ancienne église, détruite lors de soulèvements. De style néogothique, elle possède de remarquables vitraux. La destruction concerne l’édifice qui l’a précédée, tandis que le style néogothique caractérise l’église reconstruite. Saint-Martin réunit ainsi histoire et architecture : d’un côté, la destruction lors de soulèvements et la reconstruction au XIXe siècle ; de l’autre, le style néogothique et les vitraux. Dans le choix des thèmes de votre visite, cette église se distingue des phases d’occupation préhistorique du camp.
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