Découvrez le Zhejiang : lacs, montagnes et culture
Hébergements à Zhejiang
Le paysage culturel du lac de l’Ouest de Hangzhou associe une étendue lacustre à des collines qui l’entourent sur trois côtés. Dans le Zhejiang, ces paysages aquatiques côtoient des massifs montagneux remarquables et des lieux dont l’histoire se lit dans l’architecture, l’archéologie ou les traditions religieuses. Pour planifier votre voyage, vous pouvez donc commencer par vous demander si vous souhaitez surtout découvrir des paysages, des sites historiques ou les deux.
Lacs et paysages de montagne
Au lac de l’Ouest, dix secteurs paysagers portent des noms poétiques et composent un ensemble. Depuis la dynastie des Song du Sud, ils sont considérés comme des représentations de paysages classiques idéalisés. Cette appellation renvoie ainsi non seulement à des points de vue particuliers, mais aussi à une conception de la manière dont un paysage peut être aménagé et perçu, façonnée au fil des siècles.
Le lac Qiandao, également appelé réservoir de la rivière Xin’an, est un lac artificiel : un barrage hydroélectrique retient les eaux de la rivière Xin’an. Ses nombreuses îles sont les sommets de collines qui ont émergé après le remplissage du réservoir. Le lac de l’Ouest et le lac Qiandao illustrent ainsi différentes formes de paysages lacustres : d’un côté, un décor culturel associant lac et collines ; de l’autre, un lac dont les îles sont apparues à la suite de la création du réservoir.
La zone autour du mont Yandang couvre 450 kilomètres carrés. La région se caractérise par ses rochers volcaniques, ses vallées profondes, ses sommets escarpés, ses grottes et ses formations rocheuses singulières ; ses cascades sont également réputées. Plus de 500 sites touristiques se répartissent sur huit grands secteurs paysagers. Le site paysager de Shenxianju est lui aussi connu pour ses paysages montagneux, ses falaises et ses cascades, et compte de nombreuses chutes d’eau et des bassins profonds. Le nom Shenxianju provient d’un édit de l’empereur Zhenzong, sous la dynastie des Song. Celui-ci faisait suite à la prose du poète Li Bai, dans laquelle la région est décrite comme un séjour de divinités.
Archéologie, architecture et traditions religieuses
Les ruines archéologiques de la ville de Liangzhu remontent approximativement à la période allant de 3300 à 2300 av. J.-C. Elles attestent l’existence d’un ancien État régional doté d’un système de croyances unifié, fondé sur la riziculture. Exemple de civilisation urbaine ancienne, ces ruines illustrent plusieurs aspects de l’organisation sociale : des monuments en terre, un urbanisme et un système de gestion de l’eau, ainsi qu’une hiérarchie sociale qui se reflète dans la diversité des sépultures. Liangzhu offre ainsi un éclairage historique différent des ensembles architecturaux plus tardifs de la région.
La vieille ville de Xitang comprend de vastes ensembles bien préservés d’architecture traditionnelle, datant principalement des dynasties Ming et Qing. Son ancien paysage riverain est ponctué de nombreux ponts, de ruelles étroites et de promenades couvertes. Wuzhen présente un caractère qui lui est propre : la ville a conservé son paysage fluvial et ses bâtiments traditionnels. Les amateurs d’architecture historique peuvent ainsi découvrir différentes facettes des paysages urbains préservés, sans réduire Xitang et Wuzhen à un seul et même type de paysage.
Le mont Putuo est l’une des quatre montagnes bouddhistes sacrées de Chine et, depuis l’Antiquité, un lieu saint pour les bouddhistes consacré au bodhisattva Guanyin. Parmi ses caractéristiques figurent une végétation luxuriante, des rochers singuliers, des temples et de grandes inscriptions gravées dans la pierre. Ici, importance religieuse et paysages se rejoignent ; le lieu peut donc être abordé aussi bien sous l’angle des traditions bouddhistes que de ses caractéristiques naturelles et culturelles décrites.
Le Grand Canal et le Zhejiang
Le Grand Canal relie lui aussi l’histoire de la région à un ensemble plus vaste : il s’étend de Pékin, au nord, à la province du Zhejiang, au sud. Au XIIIe siècle, il comptait plus de 2 000 kilomètres de voies navigables artificielles reliant cinq des principaux bassins hydrographiques de Chine. Aujourd’hui, le canal reste un axe de transport important. Son étendue historique et son rôle persistant dans les transports illustrent deux facettes d’une même voie d’eau : un ouvrage de grande envergure hérité du passé et une liaison toujours utilisée.
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