Aller au contenu

Durabilité dans l’exploitation hôtelière

La durabilité dans l’exploitation d’un hôtel concerne aussi bien l’utilisation quotidienne de l’énergie, de l’eau, des marchandises et du temps de travail que la planification à long terme des bâtiments et des services. Pour les exploitants, la première étape n’est pas de faire une grande promesse, mais d’établir un état des lieux fiable : où se produisent la consommation et les déchets, quels processus peuvent être influencés et qui peut mettre en œuvre des changements ? Les mesures doivent être adaptées au bâtiment, à l’offre et aux clients. Leur effet doit être vérifié avant d’être présenté comme un succès.

Repères clés sur la durabilité dans l’exploitation hôtelière

  • La consommation de ressources dépend du bâtiment, des équipements, du taux d’occupation, des services proposés et des processus d’exploitation.
  • Les données de consommation sont plus utiles lorsque la période, le point de mesure et les conditions d’exploitation restent comparables.
  • Les mesures d’économie d’énergie ou d’eau doivent tenir compte du fonctionnement, de l’hygiène, du confort et des exigences en vigueur.
  • La prévention des déchets commence souvent dès les achats, le stockage, le portionnement et la réutilisation de matériaux adaptés.
  • Les achats durables nécessitent des critères précis pour les produits et des justificatifs vérifiables.
  • Les certifications diffèrent par leur champ d’application et leurs modalités de contrôle ; il convient d’en vérifier directement la portée actuelle.
  • Les affirmations environnementales adressées aux clients doivent correspondre à la situation réellement mise en œuvre et pouvoir être justifiées.

Établir un état des lieux et définir les priorités

Un hôtel peut commencer par quelques questions : quelles ressources sont régulièrement relevées ? Dans quels secteurs observe-t-on des consommations particulièrement élevées ou des déchets récurrents ? Quelles mesures sont réalisables à court terme et lesquelles nécessitent un investissement ou une expertise technique ? Les responsables devraient d’abord réunir les factures disponibles, les relevés de compteurs, les volumes commandés et les observations faites dans le cadre de l’exploitation. Les chiffres ne sont comparables que si la période, la partie du bâtiment et son utilisation sont similaires.

L’ordre des actions doit correspondre à leur impact réel et aux moyens disponibles. Un espace très fréquenté peut constituer un bon point de départ si sa consommation est mesurable et qu’un changement est réalisable. Les mesures d’envergure doivent être évaluées en fonction de leur coût, de leur durée de vie, des interruptions d’activité qu’elles impliquent et de leur impact attendu. Les sujets opérationnels abordés dans Finances et contrôle de gestion aident à distinguer les hypothèses des résultats réels.

La durabilité ne relève pas uniquement de la technique. Les plannings, le nettoyage, la réception des marchandises, le réglage des températures et les informations communiquées aux clients peuvent également jouer un rôle. La page générale consacrée à l’exploitation et aux processus hôteliers aide à clarifier les responsabilités et la mise en œuvre au quotidien. Une mesure n’est viable que si le personnel comprend ce qui change et la manière de traiter les exceptions.

Examiner l’énergie et l’eau au quotidien

Les besoins énergétiques peuvent être influencés par le chauffage, la climatisation, l’eau chaude, l’éclairage, la cuisine, la blanchisserie et les installations techniques. L’hôtel devrait d’abord déterminer quelles consommations il peut mesurer lui-même ou suivre à partir des factures. Les mesures envisageables peuvent ensuite être examinées avec les responsables du bâtiment et de l’exploitation. Les réglages ne doivent pas être modifiés de manière systématique si cela risque de nuire au fonctionnement, au confort, à l’hygiène ou à la sécurité.

Selon les équipements et les services proposés, l’eau est utilisée notamment dans les chambres, la cuisine, la blanchisserie, le nettoyage ou les espaces bien-être. L’analyse doit tenir compte du taux d’occupation et des services proposés afin que les variations puissent être interprétées correctement. La page consacrée à l’énergie et à l’eau dans l’hôtellerie présente des pistes d’action possibles. Les interventions techniques et les prescriptions doivent tenir compte de la situation particulière du bâtiment et de l’exploitation ; en cas de doute, il convient de faire appel à des spécialistes compétents.

Après toute modification, l’hôtel devrait vérifier si la consommation mesurée a évolué comme prévu et si de nouvelles contraintes sont apparues. Un seul mois ou une variation saisonnière ne suffit généralement pas pour évaluer avec certitude les effets d’une mesure. Des périodes comparables et des conditions documentées permettent d’éviter les conclusions erronées.

Éviter les déchets et mieux utiliser les matériaux

Les déchets sont souvent générés à plusieurs étapes : choix et emballage lors des achats, stockage, préparation, utilisation et élimination. L’analyse peut commencer par le repérage des quantités ou des situations récurrentes observées par le personnel. En cuisine et dans l’espace petit-déjeuner, les achats, le stockage, la planification des portions et la communication avec les clients peuvent être des leviers pertinents. Dans les chambres et les espaces communs, la consommation de matériaux, le remplissage des contenants et la réutilisation appropriée sont à prendre en compte, à condition de garantir l’hygiène et la sécurité.

La page consacrée à la prévention des déchets peut aider à organiser les actions possibles par secteur de travail. Les changements devraient être discutés avec les équipes qui utilisent les produits et éliminent les déchets. Installer un nouveau conteneur ou afficher une consigne ne suffit pas à résoudre un problème si les responsabilités, le stockage ou le processus ne sont pas clairs. L’hôtel devrait également vérifier si une mesure ne fait que déplacer les déchets ou entraîne des coûts supplémentaires ailleurs.

Publicité

Associer les achats et les fournisseurs

Les choix de produits peuvent avoir une incidence sur leur durabilité, leur réparabilité, leur emballage, leur transport et leur élimination. Les exigences devraient être définies concrètement pour chaque catégorie de produits : quelle caractéristique est importante, comment la justifier et qui la vérifie ? Des termes environnementaux généraux ne suffisent pas s’ils ne s’appuient pas sur des informations vérifiables. Les affirmations d’un fournisseur ne devraient être reprises que dans la mesure où les justificatifs disponibles le permettent.

La page consacrée aux achats durables traite des critères d’achat ; la page Achats responsables se concentre sur le choix des produits et les commandes au quotidien. Ces deux sujets se distinguent de la planification globale de la durabilité, qui englobe également l’énergie, l’eau, les déchets et les processus. Les principes de base relatifs aux achats et aux fournisseurs aident à concilier les critères de durabilité avec la qualité, les coûts et l’approvisionnement.

Traiter avec soin les normes et la communication

Les normes environnementales et les certifications peuvent couvrir différents sujets, établissements et types de justificatifs. Avant d’utiliser un label, l’hôtel devrait vérifier qui l’attribue, la période de validité, les domaines concernés et les conditions de communication applicables. Les certifications peuvent être modifiées ou renouvelées ; leur champ d’application actuel importe davantage qu’une ancienne description.

La page consacrée aux normes environnementales et aux certifications aide à s’orienter parmi ces domaines d’évaluation. Un contrôle externe ou une distinction ne doit pas être présenté comme la preuve de prestations qui ne sont pas couvertes. De même, les informations destinées aux clients devraient distinguer les mesures déjà en vigueur, les changements prévus et les options facultatives. Des informations vérifiables inspirent confiance ; des affirmations générales peuvent susciter des attentes auxquelles l’établissement ne répond pas.

Suivre les mesures et les adapter

Pour chaque mesure, il convient de définir un objectif, une valeur de référence, une personne responsable et une date de vérification. L’évaluation devrait montrer si la consommation ou les déchets ont diminué, quels coûts ont été engagés et si les processus ou le confort des clients ont été affectés. Si les résultats diffèrent des prévisions, il faut d’abord en rechercher la cause et examiner les conditions. La mesure peut ensuite être adaptée, poursuivie ou arrêtée.

Des échanges réguliers et brefs avec les secteurs concernés permettent de repérer rapidement les difficultés pratiques. Le personnel devrait pouvoir faire part de ses observations sans que chaque écart soit trop vite interprété comme un manque d’implication. Les améliorations reposent sur des objectifs adaptés, des responsabilités clairement définies et une communication transparente sur ce qui est déjà mis en œuvre et ce qui reste à examiner.

FAQ sur la durabilité dans l’exploitation hôtelière

Comment un hôtel peut-il commencer à mettre en place des mesures de durabilité ?

Il peut commencer par dresser un état des lieux de l’énergie, de l’eau, des achats et des déchets récurrents. Il choisit ensuite un ou deux sujets concrets, mesurables et compatibles avec son fonctionnement. Les responsabilités, la valeur de référence et la date de vérification devraient être définies avant tout changement.

Comment un hôtel mesure-t-il les économies d’énergie et d’eau ?

Les consommations devraient être relevées sur des périodes comparables et à des points de mesure clairement définis. Le taux d’occupation, la météo, l’utilisation du bâtiment et les services proposés peuvent influer sur les valeurs et doivent être pris en compte lors de leur interprétation. Une courte période isolée ne prouve pas encore qu’une économie est durable.

Comment un hôtel peut-il réduire ses déchets ?

Il devrait d’abord observer les types de déchets récurrents et les étapes de l’exploitation où ils sont générés. Les achats, le stockage, la préparation, le portionnement et la réutilisation peuvent offrir des pistes, sous réserve de préserver l’hygiène et la sécurité. Les changements devraient être examinés avec les équipes concernées.

Comment un hôtel peut-il reconnaître une certification environnementale crédible ?

Il devrait vérifier le champ d’application, l’organisme de contrôle, la durée de validité, les exigences et les modalités de communication autorisées. Une certification ne prouve que les aspects effectivement contrôlés et pour la période concernée. Son statut actuel devrait être directement confirmé avant toute communication publique.

Comment un hôtel peut-il communiquer ses mesures de durabilité à ses clients ?

Il devrait décrire concrètement les mesures déjà mises en œuvre et les distinguer des actions prévues. Les affirmations doivent correspondre aux prestations réelles et aux justificatifs disponibles. Il convient également de proposer aux clients des informations claires et des possibilités de choix, sans faire de promesses environnementales non étayées.

Comment ancrer un projet de durabilité au sein de l’équipe de l’hôtel ?

Une personne responsable devrait coordonner les objectifs, les responsabilités et les retours d’expérience. Les membres du personnel concernés participent à la planification et à l’évaluation, car ils connaissent les processus et les difficultés du quotidien. De courts bilans réguliers contribuent à maintenir le caractère pratique des mesures.