Gonia : histoire locale et traditions religieuses
Hébergements à Gonia
Pour préparer votre voyage, vous pouvez organiser ces thèmes chronologiquement, des mentions de Gonia dans les archives historiques aux événements de la période ottomane. Dans la destination plus large de Réthymnon, la vieille ville et les musées constituent d’autres thèmes culturels et historiques.
Église paroissiale principale et tradition des icônes
L’église paroissiale principale de Gonia est dédiée à saint Jean le Théologien et a été rénovée en 1887. Une autre figure de saint Jean est liée à une tradition locale : l’icône de saint Jean-Baptiste faisait partie des icônes originales qui, selon ce récit, furent cachées pour les protéger de la destruction par les Turcs. L’une d’elles, l’icône du Baptiste, fut retrouvée plus tard, restaurée et placée dans l’église. La dédicace de l’église et l’histoire de l’icône renvoient donc à deux figures différentes de saint Jean.
Une autre tradition locale concerne le monastère d’Agia Anastasia, situé près de Gonia. Une grande cloche et d’autres objets religieux précieux y auraient été cachés dans un puits ; ils n’ont jamais été retrouvés. Ce récit concerne le monastère, et non l’église paroissiale principale, et doit être distingué de l’histoire de l’icône.
Noms et événements historiques
Gonia apparaît sous plusieurs noms dans les archives historiques. Francesco Barozzi mentionne le lieu en 1577 sous le nom de Gognamici. Le recensement vénitien de 1583 le désigne sous le nom de Gogna et lui attribue 121 habitants ; Francesco Basilicata le nomme Micigogna en 1630. Le chiffre de 121 habitants correspond à l’entrée de 1583, et non aux deux autres mentions.
Pendant la période ottomane, Gonia était un centre d’activités révolutionnaires. Ce rôle est associé à une série de trois destructions : les forces ottomanes incendièrent le village en 1770, 1821 et 1866. Les monastères d’Agia Eirini et d’Agia Anastasia, situés près de Gonia, datent de la fin du XVe siècle. Les Ottomans les détruisirent en raison de leur soutien aux insurgés crétois.
Réthymnon, cadre plus large
Dans la destination plus large de Réthymnon, la vieille ville offre un autre éclairage historique. Elle est classée monument historique protégé et localité traditionnelle. Sa structure urbaine s’est formée à l’époque vénitienne, puis a été modifiée sous la domination turque ; le centre historique se trouve au pied de la forteresse vénitienne Fortezza. Alors que l’histoire de Gonia se découvre à travers les traditions locales, l’église et les mentions historiques, l’accent est mis, dans la vieille ville de Réthymnon, sur la structure urbaine et sa situation au pied de la Fortezza.
Les musées de Réthymnon complètent cette perspective. Depuis 1991, le musée archéologique se trouve dans un bâtiment pentagonal situé devant l’entrée principale de la Fortezza. Ses expositions retracent l’histoire de la préfecture du Néolithique à l’époque romaine. Le musée historique et folklorique est installé dans une demeure vénitienne du XVIIe siècle ; son exposition permanente présente, dans cinq salles, des métiers traditionnels et de l’art populaire. Ainsi, à Gonia, l’accent est mis sur les traditions locales concrètes et les mentions historiques, tandis que Réthymnon offre un aperçu de l’histoire urbaine ainsi que des thèmes archéologiques et ethnographiques dans ses musées.
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