Montcabrier : Saint-Sernin et l’histoire des moulins
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L’église paroissiale Saint-Sernin de Montcabrier se distingue par un ensemble architectural bien défini. Le Moulin de Nartaud complète cette découverte par la technique meunière et des témoignages écrits historiques. Deux approches différentes du passé se rencontrent ainsi : l’architecture religieuse et l’histoire de son clocher, d’une part, et celle d’un moulin à eau doté d’une particularité technique et de documents conservés, d’autre part.
Saint-Sernin : architecture et histoire du clocher
L’église paroissiale Saint-Sernin présente un plan allongé, avec une nef, deux chapelles et un chevet polygonal. La nef, le chœur et les chapelles sont couverts de voûtes d’ogives. Dans ce type de voûte, les nervures se croisent au-dessus de l’espace ; à Saint-Sernin, on les retrouve donc dans les trois parties mentionnées. Le plan décrit l’organisation de l’église, tandis que les voûtes constituent un autre élément architectural. Les termes employés permettent également de s’orienter : un chevet polygonal se compose de plusieurs côtés rectilignes et se distingue ainsi d’un chevet plat. Il en ressort une image précise, formée par la longueur de l’édifice, ses différentes parties et une structure de voûte récurrente.
Un imposant clocher-mur à cinq baies campanaires s’élève au-dessus de la nef. Le clocher a été entièrement reconstruit en 1860 par le maçon Bernard Bertrand. Sa forme et sa reconstruction fournissent deux repères distincts : les cinq baies campanaires caractérisent le clocher, tandis que l’année 1860 date son histoire architecturale. La cloche de l’église est datée de 1605 et classée monument historique ; le classement date du 30 septembre 1911. La date de la cloche, celle de la reconstruction et celle du classement correspondent donc à trois repères chronologiques différents : 1605 pour la cloche, 1860 pour le clocher et 1911 pour le classement.
Moulin de Nartaud : technique et patrimoine documentaire
La particularité technique du Moulin de Nartaud réside dans sa turbine : le moulin ne possédait pas de roue à eau extérieure, mais une turbine entièrement intégrée au bâtiment. Une turbine et diverses meules en granit sont exposées à l’entrée ; leur disposition peut changer. La turbine et les meules constituent deux exemples concrets qui permettent de distinguer le mode de construction des objets meuniers exposés.
Le Moulin de Nartaud existait déjà sous l’Ancien Régime. Des extraits de reconnaissances notariales de Jean Olive de Bourg st Bernard datant de 1613 ont été conservés. Le moulin est considéré comme le dernier des cinq moulins à eau qui existaient à Bourg st Bernard aux XVIe et XVIIe siècles à avoir été préservé. Les dates renvoient à des aspects différents : 1613 correspond aux extraits des actes, l’Ancien Régime à l’existence précoce du moulin, et les XVIe et XVIIe siècles à la période durant laquelle les cinq moulins à eau étaient présents.
Deux façons d’aborder l’histoire
Pour choisir un thème, une distinction nette peut être établie : Saint-Sernin associe plan, voûtes, clocher et cloche ; au moulin, la turbine, les meules et les actes plongent dans l’histoire meunière. Si l’architecture vous intéresse particulièrement, la forme de Saint-Sernin et les dates liées à sa cloche sont au premier plan. Si vous préférez la technique et les témoignages écrits historiques, l’histoire conservée du Moulin de Nartaud et sa place parmi les moulins à eau de Bourg st Bernard retiennent davantage l’attention.
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