Aanjar : urbanisme omeyyade et histoire arménienne locale
Hébergements à Aanjar
La cité archéologique d’Aanjar témoigne de l’histoire omeyyade et d’un plan urbain clairement structuré. Le lieu raconte également l’histoire de l’implantation arménienne et de la culture commémorative. À proximité, le paysage de Hima complète cet axe culturel par ses zones humides et sa forêt riveraine. Pour planifier votre séjour, il est utile de distinguer les thèmes culturels du village des espaces naturels et des activités des environs.
Urbanisme omeyyade à Aanjar
Aanjar a été fondée à l’époque omeyyade, sous le calife Walid Ibn Abd Al-Malak (705–715). La cité archéologique est un témoignage remarquable de cette civilisation ; ses ruines sont considérées comme un exemple unique de l’urbanisme du VIIIe siècle.
Le plan régulier répartit le grand palais du calife, une mosquée, de petits palais et des bains dans différents quartiers de la ville. On peut ainsi considérer les différents bâtiments comme des éléments d’une structure urbaine planifiée. Ici, l’histoire de la ville est liée non seulement aux bâtiments pris individuellement, mais aussi à leur agencement.
Histoire arménienne locale et culture commémorative
Le monument Mousadaghian à Aanjar a été achevé en 1998, en même temps que le buste de Movses Der Malousdian érigé à côté. Un autre monument associe une épée et une croix en mémoire des martyrs arméniens. L’église grecque orthodoxe Saint-Boghos compte également parmi les églises importantes d’Aanjar.
Une ancienne carte de la première implantation arménienne d’Aanjar, aménagée en forme d’aigle, représente des maisons et des jardins, des points d’eau, une église, des commerces, un jardin public et des artisans. Elle donne ainsi un aperçu de la structure de l’implantation représentée. Une visite culturelle du village d’Aanjar a été décrite en 2013 : elle mène à l’implantation arménienne ainsi qu’à l’artisanat et aux spécialités culinaires. Une visite culturelle du château d’Aanjar, présenté comme site du patrimoine mondial, a également été décrite comme une activité pour les visiteurs. Si vous prévoyez ces activités, vérifiez au préalable qu’elles ont toujours lieu et que les sites sont accessibles.
Herisa fait également partie de la culture commémorative. Lors d’anciennes commémorations des Mousadaghian, ce plat traditionnel était préparé dans la partie boisée du village, puis distribué aux habitants. Un récit d’une commémoration arménienne le 14 septembre décrit comment, durant la nuit précédente, des femmes ont préparé au moins 40 marmites de herisa sur des feux de bois. Le matin, l’évêque a béni le repas et l’a distribué aux participants.
Paysage de Hima à proximité
La zone de Hima entre Aanjar, Majdel Aanjar et Barelias comprend des sources d’eau douce, des milieux riverains, des terres agricoles et des zones humides. Dans la Hima Anjar, une forêt riveraine de deux hectares abrite la loutre, une espèce menacée, et de nombreuses espèces d’oiseaux. Ces paysages se trouvent à proximité et constituent un axe distinct de la cité archéologique et des sites culturels d’Aanjar.
Le site de Hima Anjar–Kfar Zabad compte, selon les informations disponibles, un centre pour visiteurs, une aire de pique-nique, un terrain de camping et des sentiers de randonnée dans la nature. Avant de planifier votre visite, vérifiez lesquels de ces équipements sont actuellement disponibles. Un guide de voyage de 2013 mentionne également des randonnées pédestres et cyclistes dans les zones humides de Hima. Une longue randonnée appelée Water Course, des sources d’Anjar et de Chamsine jusqu’aux zones humides de Hima Anjar–Kfar Zabad, y est décrite ; vérifiez au préalable si elle est toujours proposée si vous prévoyez de la faire.
Rechercher un hôtel selon le thème du voyage
Les sites culturels du village et les espaces naturels des environs restent ainsi des thèmes de voyage distincts, mais qui peuvent être combinés.
Pour consulter l’aperçu général de la région : Bekaa.