Taraz : vestiges archéologiques et mausolées
Hébergements à Taraz
Taraz offre plusieurs façons concrètes d’aborder l’histoire de la ville : vestiges archéologiques, mausolées témoignant de différentes phases de construction et complexe ethnoculturel mettent chacun l’accent sur des aspects différents. Pour planifier votre séjour, il est utile de situer ces lieux par thème et par période. Une année de construction, une inscription et une attribution historique n’ont pas la même valeur probante. Ces distinctions vous aideront à choisir les points forts de votre voyage parmi les sites à visiter.
Les traces archéologiques dans le paysage urbain
Des ruines de l’ancienne cité de Taraz sont conservées dans la partie centrale de la ville moderne. Dans le parc archéologique Ancient Taraz, des passerelles de visite traversent des structures archéologiques médiévales. À Taraz, deux périodes différentes coexistent ainsi : les vestiges de l’ancienne cité et les découvertes médiévales du parc.
Le parc et le musée Ancient Taraz ont été aménagés en complexe historique et culturel ; les vastes travaux archéologiques menés à cette fin ont commencé en 2011. Cette année marque le début de ces travaux, et non l’ancienneté de la cité antique. Il est ainsi possible de distinguer l’histoire de la ville du développement ultérieur du complexe archéologique.
Mausolées : histoire de leur construction et tradition
Le mausolée de Karakhan se trouve au centre de Taraz. Il aurait été édifié au-dessus de la tombe de Shah Mahmud Karakhan, représentant de la dynastie des Karakhanides. Le bâtiment actuel a été construit en 1906 par des habitants, à l’emplacement d’un édifice antérieur. L’attribution de la tombe et l’année de construction relèvent de périodes historiques différentes : la première reste une hypothèse, tandis que la date concerne le mausolée actuel.
Le mausolée de Dautbek témoigne lui aussi de différentes périodes. L’édifice conservé, datant du XIIIe siècle, est identifié à Ulugh-Bilge Iqbal-khan Davud-bek-Shamansur, dont le nom complet est ainsi donné. Il a pris sa forme actuelle à la fin du XIXe siècle, avec des passages voûtés et deux petites tourelles. L’inscription funéraire évoque un commandant turcique décrit comme le « maître de la plume et de l’épée » et indique le 31 mars 1262 comme date de son décès. Cette date appartient à l’inscription et au chef militaire qui y est nommé, et non à la forme architecturale ultérieure du mausolée.
Le mausolée de Tekturmas offre un contraste géographique : il se dresse sur une colline, sur la rive droite du Talas. Un nouveau mausolée a été construit en 2002 exactement à l’emplacement de l’édifice précédent. Comparé au mausolée de Karakhan, situé au centre, il est ainsi possible de distinguer à la fois leur emplacement et leur histoire architecturale : ici, la colline au bord du fleuve s’oppose au monument du centre-ville, et la nouvelle construction de 2002 à l’actuel mausolée de Karakhan, datant de 1906.
Complexes et monuments
Le complexe ethnoculturel Kone Taraz se trouve au centre de la ville et présente un style architectural oriental. Un canal de 350 mètres de long, agrémenté de fontaines et de petits éléments architecturaux, le traverse. Kone Taraz propose ainsi un autre type de visite que les mausolées pris individuellement : l’architecture et le cours d’eau aménagé s’y côtoient.
Le monument du Khanat kazakh se dresse au-dessus de l’entrée ouest de Taraz. Il comprend une stèle de marbre blanc de 27 mètres de haut ; des plaques portent les noms de Kerey et de Zhanibek.
Une autre idée d’excursion
Le parc aquatique ZERBULAK de Taraz, ouvert sur le site d’un lac du même nom, offre un autre type de sortie. Si vous envisagez de le visiter pendant votre voyage, vérifiez avant de vous y rendre s’il est actuellement ouvert.
Pour une vue d’ensemble du voyage : district de Jambyl.