Nadjaf : Wadi Al-Salam, les Tarat et l’histoire culturelle
Hébergements à Nadjaf
Au cimetière de Wadi Al-Salam, dans les Tarat et au palais de la culture et des arts, différentes facettes de Nadjaf se révèlent : un public de visiteurs international, des liens historiques avec les environs de la ville et une histoire marquée par les événements culturels. Ensemble, ces thèmes conduisent des visites à caractère religieux à l’histoire de la ville, puis à la culture institutionnelle.
Wadi Al-Salam et les Tarat
La description soumise le 24 janvier 2011 pour la Liste indicative de l’UNESCO mentionne les millions de musulmans venus de différentes régions du monde qui visitent Wadi Al-Salam. Le cimetière revêt ainsi une dimension religieuse internationale et constitue un point de repère important pour les voyageurs intéressés par la géographie religieuse.
Les Tarat de Nadjaf offrent une autre perspective : ils constituent une partie importante, sur les plans historique et social, de l’environnement naturel de la ville et sont liés à son histoire et à son patrimoine culturel. Ces zones n’ont pas encore fait l’objet de recherches archéologiques. Par rapport au cimetière, l’importance des Tarat tient aux liens entre environnement naturel, importance sociale et histoire de la ville.
Culture et nature dans le gouvernorat de Nadjaf
Le palais de la culture et des arts de Nadjaf a été officiellement inauguré le 26 décembre 2005. Au fil de son histoire, il a accueilli des conférences culturelles, des festivals, des expositions et des séminaires. Pour les amateurs de culture, le palais complète ainsi l’histoire de la ville par la perspective d’une institution culturelle proposant différents types d’événements.
À l’échelle de la destination plus vaste, le gouvernorat de Nadjaf, les étendues d’eau de la dépression de Bahr al-Najaf constituent un espace naturel important et un refuge naturel pour les oiseaux et les espèces sauvages. Cet environnement naturel régional élargit la perspective au-delà des thèmes culturels de la ville pour inclure un point de vue écologique. L’histoire culturelle de Nadjaf et le paysage du gouvernorat peuvent ainsi être considérés comme deux aspects distincts de la destination.
Autres perspectives historiques en Irak
À l’échelle de la destination plus vaste qu’est l’Irak, Hatra et Samarra offrent des contextes historiques distincts. Hatra est une ancienne ville fortifiée fondée sur les ruines d’un établissement assyrien. Elle se trouve dans le nord de l’Irak, entre le Tigre et l’Euphrate, dans un paysage ouvert de semi-désert. Son plan circulaire s’adapte à la topographie. La description de l’UNESCO caractérise les doubles remparts comme étant en excellent état et les environs comme une steppe désertique intacte. Les doubles remparts témoignent de l’importance historique de Hatra et des influences des cultures assyrienne, babylonienne, araméenne, grecque, parthe, romaine et arabe. Un musée local est installé dans des salles du téménos, ou Grand Temple.
Samarra se trouve également en Irak et présente un autre aspect architectural. La ville fut la capitale du califat abbasside de 836 à 892 et est considérée comme la seule capitale islamique préservée à avoir conservé son plan d’origine, son architecture et son art ; parmi les formes d’art préservées figurent les mosaïques et les sculptures. Le site archéologique comprend la Grande Mosquée du IXe siècle et son minaret en spirale. Samarra conserve également les mosquées Al-Malwiya et Abu Dulaf, qui comptent parmi les plus grandes mosquées. 80 % du site n’ont pas encore été fouillés. Le tissu urbain et les monuments préservés côtoient ainsi une vaste partie du site qui n’a pas encore été fouillée.
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